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COSH/COCH: Newsletter / Bulletin 2002-A

Contenu / Contents

Editor's Note

Stéfan Sinclair

I am very pleased to be the editor of the newly revived COCH/COSH Newsletter. The Canadian Humanities Computing community is enjoying unprecedented momentum thanks to increasing numbers and a variety of projects, programmes and initiatives.

The Newsletter is an ideal means for us to exchange ideas and information with each other as well as with other colleagues in Canada and abroad. Indeed, given its presence on the web, this Newsletter can be a valuable means for our association to present itself to non-members, including government and funding agencies. With this in mind, I hope you will become a regular contributor to the newsletter if you are a member of COCH/COSH, and I hope you will consider becoming a member if you are not one already.

The Newsletter will contain the following items: a special contribution on a given issue or topic (the Presidents' messages (French and English) fill that role for this issue), a "project profile" that describes a new or ongoing project, and finally, announcements. I hope we will manage at least three issues a year (one following the annual COCH/COSH conference, another around the beginning of the fall term, and a third following the Federation of Humanities and Social Sciences general meeting at the end of the year).

I look forward to hearing from you!

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Note du rédacteur

Stéfan Sinclair

J'ai le plaisir d'être rédacteur pour le bulletin récemment relancé du COCH/COSH. La communauté canadienne en informatique et sciences humaines connaît un élan inouï grâce à de nouveaux recrus et à une grande gamme de projets, de programmes et d'initiatives.

Ce bulletin est un forum idéal pour l'échange d'idées et d'informations parmi nous ainsi qu'avec nos autres collègues au Canada et au-delà. En effet, étant donnée sa présence sur le web, ce bulletin peut-être un moyen important pour notre association de se présenter aux non-membres, y compris les agences gouvernementales et les agences de subventions. À cette lumière, j'espère que vous deviendrez un collaborateur régulier ou une collaboratrice régulière au bulletin si vous êtes membre, ou que vous deviendrez membre si vous ne l'êtes pas déjà.

Le bulletin comprendra les sections suivantes: une contribution spéciale sur un sujet en particulier (les messages des présidents (français et anglais) remplissent ce mandat pour le numéro actuel), un profil de projet et, enfin, des annonces. Je compte diffuser au moins trois numéros par année (un premier après le colloque annuel du COCH/COSH, un deuxième vers la rentrée scolaire d'automne et un dernier après le conseil général de la Fédération des sciences humaines à la fin de l'année).

Au plaisir de vous lire!

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Message from the President (French) of COSH/COCH

Jean-Claude Guédon

Le Consortium pour ordinateurs en sciences humaines / Consortium for Computing in the Humanities (COSH/COCH), fidèle au programme implicite dans son nom, entend promouvoir l'utilisation de l'informatique sous toutes ses formes pour l'enseignement et la recherches dans les sciences humaines. Fondé en 1986 par notre regrettée collègue, Elaine Nardocchio, le Consortium s'est élargi, a dépassé les frontières de l'Ontario pour atteindre l'ensemble du Canada. Il a été admis dans la Fédération canadienne des sciences humaines (FCSH; alors FCSHS) en 1998. Parmi les sociétés savantes canadiennes, il offre la particularité d'être dirigé par deux co-présidents, un anglophone et un francophone. Ian Lancashire est le Président anglophone depuis 1992, tandis que, côté francophone, Jean-Claude Guédon joue ce rôle depuis 1997.

Le Consortium est financé par des cotisations individuelles. Le trésorier, Robert Pinto, joue ce rôle ingrat, mais indispensable avec générosité depuis le début du Consortium. À noter en passant que les cotisations des membres ne servent jamais à défrayer des dépenses relatives aux activités des co-présidents ou de l'exécutif.

De par sa vocation, COSH/COCH agit transversalement, c'est-à-dire à travers diverses disciplines et sociétés savantes. Unifié par la focalisation sur les outils informatiques, le Consortium se révèle intensément inter-, voire trans-disciplinaire et ce n'est pas là le moindre de ses intérêts. En effet, reconsidérer les méthodes et fondations de diverses disciplines à partir d'un observatoire unifié portant sur les instruments de travail ne peut que conduire à des échanges et des passages qui, autrement, auraient eu plus de difficulté à se révéler. Le changement d'outils conduit aussi et souvent à revoir les idées reçues de près et à poser des questions fondamentales sur le sens des recherches et l'enseignement des humanités.

Mouvement vers la scientificité et son épistémologie particulière? Refonte du désir d'interprétation? Transformation du geste de l'auteur de ces recherches et enseignements? Mondialisation de recherches encore profondément ancrées dans les territoires et les langues? Nul ne sait où ces interrogations aboutiront; mais d'emblée, elles suffisent à démontrer la portée fondamentale d'un effort qui, à première vue, pourrait n'apparaître que superficiel, temporaire, voire peu valorisant sur le plan intellectuel. En somme l'instrumental de surface conduit en fait, et rapidement, vers le fondamental.

Plus concrètement, des questions fort diverses retiennent l'attention des membres du Consortium : identification d'auteurs, enseignement assisté par ordinateur, les jeux sur ordinateurs comme nouveau genre littéraire, industrie des langues, multimédias, édition et publication électroniques, analyse textuelle, théorie de la lecture et de l'écriture assistées par ordinateur, ainsi que la nouvelle République des lettres dans la Toile. La liste devient rapidement interminable car elle porte sur la numérisation de l'ensemble de notre civilisation.

Chaque année, le Consortium organise une réunion au sein des journées des Sociétés savantes. Il publie une revue, Text Technology et entend constamment encourager la coopération entre institutions universitaires. Le Consortium entretient aussi un site Web et soutient diverses initiatives, dont des ateliers. Son rôle le plus fondamental est de permettre à des individus trop souvent isolés dans leurs milieux respectifs à retrouver une sorte de diaspora intellectuelle susceptible de les nourrir et de les encourager dans leurs recherches et dans l'enseignement.

Le Consortium occupe un lieu stratégique pour faire entendre aux gouvernements de ce pays, fédéral et provinciaux, l'importance des nouvelles technologies pour les cultures et communautés de ce pays, ainsi que l'économie générale; car, lorsqu'on parle d'industries culturelles, d'exception culturelle, etc., on parle aussi d'économie.

Le Consortium peut déjà se flatter d'avoir beaucoup contribué au développement de l'utilisation de l'informatique dans les sciences humaines. Du côté des logiciels, les spécialistes se souviennent fort bien de TCruncher, ensemble de logiciels développés par Stephen Reimer de l'Université de l'Alberta. Raymond Siemens (Malaspina University) a publié un rapport remarqué sur la publication électronique, rapport que la FCSHS avait commandité. Un portail d'analyse textuelle a été financé par la FCI; il regroupe six institutions (Victoria, Alberta, McMaster, Toronto, Montréal et Nouveau Brunswick). Geoffrey Rockwell de McMaster en assure la direction.

Lieu où l'on retrouve des chercheurs et enseignants à l'âme de pionnier, le Consortium illustre particulièrement bien comment s'exprime, à son plus haut niveau intellectuel, la liberté de pensée et d'action propres aux universités; il démontre aussi que l'université n'est pas cette tour d'ivoire, insensible aux innovations du monde, et où toute possibilité de prendre des risques est exclue. Au contraire, de jeunes chercheurs et enseignants, ainsi que quelques «grognards» plus âgés rappellent aussi qu'une certaine dose d'audace doit accompagner la création des connaissances et leur transmission aux générations futures.

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Message of the President (English) of COSH/COCH

Ian Lancashire

The Consortium for Computing in the Humanities / Consortium pour ordinateurs en sciences humaines promotes the use of computing in humanities' research and teaching. Ours is a methods-based learned Society, founded in 1986, and admitted in 1998 to the Canadian Federation for the Humanities and Social Sciences (then HSSFC), the principal national voice of the Humanities and Social Sciences in this country.

COCH/COSH members do not come from a single discipline but belong to many learned societies that represent their diverse primary subjects. For this reason, COCH/COSH works collaboratively with other organizations to advance the use of information technology in the Humanities. The Society hosts a meeting at the annual Federation Congress, publishes the journal Text Technology, encourages cooperation among institutions, maintains a Web site, and sponsors special initiatives, workshops, and institutes. Above all, COCH/COSH unites individuals, coast-to-coast, who would otherwise be isolated and have few with whom to discuss and share their interests.

These interests are very diverse: authorship attribution, courseware, computer games, cyberculture and its aesthetics, databases, electronic literature, language tools, multimedia, on-line journals, scholarly editing, stylistic analysis, teaching on-line, text-analysis software development, theories of computer-mediated reading and writing, and the world of letters on the Web.

Are you a teacher, researcher, or student, whether academic or private, who is interested in one of these themes? In COCH/COSH you will find others who share much in common with you.

Although small in numbers, the Society's Executive, Directors, and membership play important roles in developing the research infrastructure of the Humanities across Canada. Especially noteworthy contributions have included TCrunchers, a collection of software compiled by Stephen Reimer (University of Alberta), a report on the credibility of electronic publishing edited by Raymond Siemens (Malaspina University) and commissioned by the Canadian Federation, and, earlier this year, TAPoR (Text-Analysis Portal for Research), a CFI-supported network of six institutions (Victoria, Alberta, McMaster, Toronto, Montreal, and New Brunswick) directed by Geoffrey Rockwell (McMaster).

Our Society's members include directors of computing centres, past and present, across Canada. Jointly, they have a strong interest in developing policy for decision makers in both government and the private sector. What brings members of COCH/COSH together, after all, is a common belief that new technologies nurture new discoveries. Individually, our membership applies new tools to traditional and emerging fields of inquiry, always in the hope that innovation will bring new knowledge. Colleges and universities are founded, and are given academic freedom, in order that their members can take risks, trying something new that, no matter whether it succeed or fail, will advance understanding of the problem.

COCH/COSH was founded in May 1986, with Elaine Nardocchio (McMaster University) elected as its first President. Then its membership was institutional and limited to Ontario colleges and universities. Within a few years, it had expanded across Canada. Its Directors now represent most regions of the country. I succeeded Elaine Nardocchio as President in 1992. Five years later, Jean-Claude Guédon was elected as the Society's first President (Français). Society activities take place in both English and French.

Annual individual membership fees support the work of the Society, particularly its membership in the Canadian Federation. Our Treasurer, Robert Pinto (University of Windsor), has served since the inception of the Society. Membership fees are not used to pay for expenses of the Executive or Directors.

I warmly invite you to join COCH/COSH.

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Profil de projet: AIDE (Association pour l'informatique dans le développement de l'enseignement)

William Winder

La Toile offre clairement la possibilité de renouveler l’enseignement et la recherche. Sa complexité représente cependant un défi certain. Comment profiter des nouveaux moyens sans payer le prix d’un apprentissage ardu de l’informatique? Il semble qu’une des voies les plus prometteuses soit la voie de la collaboration. C’est par cette voie que les coûts du développement informatique (en temps, frustration et argent comptant) peuvent se dissoudre dans l’expertise collective d’un grand nombre de chercheurs. L’informatique est par nature une entreprise industrielle qui demande une collaboration soutenue.

Cette leçon a été bien comprise par certaines organisations, et l’on trouve aujourd’hui plusieurs projets à grande échelle destinés à faciliter l’échange des ressources pour l’enseignement assisté par ordinateur, tels que l’“Educational Object Economy Foundation” <http://www.eoe.org/>, le Merlot : “Multimedia Educational Resource for Learning and Online Teaching” <http://www.merlot.org/> ou l’OLAC: “Open Language Archives Community” <http://www.olac.org>. (Voir également le projet décrit par Stephen Downes, « Learning Objects », <http://www.atl.ualberta.ca/downes/naweb/Learning_Objects.htm>.)

Nous décrirons ici un projet de collaboration plus modeste et focalisé sur le problème de l’enseignement de la grammaire. Alors que ce projet est toujours à ses balbutiements, nous avons l’espoir de créer une grammaire du français dans le domaine public ainsi qu’un vérificateur de grammaire française pour les compositions des apprenants. Ce semble être deux ressources incontournables pour l’enseignement du français : alors que l’université s’est depuis longtemps transformée en industrie, les moyens des enseignants restent artisanaux.

(Il est étrange qu’on ne trouve pas de grammaire en ligne du domaine public, bien que l’Académie française soit le premier « ISO » (organisation internationale des standards) pour une langue nationale. Aujourd’hui beaucoup des ressources produites par INaLF continuent à n’être disséminées que sous licence. Si l’on croit que l’existence future d’une langue nationale telle que le français dépend de son usage dans le milieu informatique, alors il semble urgent de faciliter l’accès aux ressources informatisées de cette langue en les mettant dans le domaine public. Le travail de notre projet va dans ce sens.)

Le premier but du projet est de compiler une série de leçons sur la grammaire française. Il existe toutes sortes de leçons sur la Toile, mais en général leur statut n’est pas clair, et donc il est difficile de savoir si l’on peut les utiliser en classe ou non. Notre but est de faire des archives de leçons sous licence ouverte (GPL ou licence artistique à la Perl ­ voir <www.opensource.org/licenses/>). Il est étonnant et même inquiétant que dans le domaine de la collaboration les institutions de la programmation devancent aujourd’hui le milieu universitaire.

Ces archives doivent permettre à une compilation d’approches et d’exercices différents sur le même point de grammaire.

Ensuite, nous espérons formaliser chaque leçon dans des règles de structure de phrase. Cela permettra de bien comprendre le contenu grammatical de chaque leçon et de construire une grammaire formelle assez complète du français.

Enfin, les règles seront transformées en code qui puisse servir par exemple au système correctif ou à des tests interactifs.

De telles ressources existent bel et bien déjà éparpillées sur la Toile. Ce qui n’existe pas, c’est l’accès libre et aisé à ce qui représente la matière première de l’enseignement.

Si vous voudriez apprendre plus sur ce projet ou y participer en devenant éditeur de leçons, veuillez nous rendre visite à <huco.ualberta.ca/aide/>.

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Project Profile: TAPoR (Text-Analysis Portal for Research)

Geoffrey Rockwell

TAPoR (Text Analysis Portal for Research) is a project which successfully competed for CFI (Canada Foundation for Innovation) funding to build text analysis infrastructure for researchers in Canada. Participating in the project are 6 universities (U Vic, U of A, U of Toronto, McMaster, Montréal, UNB), each of which will be getting a server, text software and a small lab to support researchers studying texts and associated media.

One of our goals is to set up a portal through which researchers can easily get access to text tools, documentation and representative e-texts. The portal will aggregate text tools and adapt them so that they can be used without significant programming expertise for the study of texts anywhere on the Internet. We hope that TAPoR will be a significant force in furthering humanities scholarship in Canada and beyond, both for researchers immediately involved and those working on related projects.

More information can be found at <http://www.tapor.ca/>.

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(Newsletter / Bulletin 2003-A)